Bilan du secteur des jeux en ligne cinq ans après son lancement

Ces dernières années les jeux en ligne ont connu une grande popularité avec le développement de plusieurs opérateurs. En France malgré l’ouverture à la concurrence de ce secteur des jeux en ligne et sa la régulation, une fragilité y demeure d’après le bilan de l’AFJEL.

Secteur français des jeux en ligne : Adoption du projet d’ouverture à la concurrence en 2010

jeux en ligneL’ouverture du secteur français des jeux d’argent et de hasard en ligne est un projet de loi en date du 12 mai 2010 adopté avec publication rapide des décrets d’application. L’objectif majeur était l’encadrement du secteur pour une lutte efficace contre les opérateurs illégaux. Toutes les activités du gouvernement se sont alors faites dans un empressement pour instaurer un dispositif législatif et une autorité de régulation (ARJEL).

Les opérations d’attribution de licences d’opérateurs ont également été réalisées le plus rapidement possible. Le gouvernement voulait surtout arriver à canaliser le secteur vu qu’il était prévu le déroulement d’une Coupe du Monde de football au cours de l’année. À cet effet, le préfigurateur et le premier président de l’autorité de régulation de 2010 à 2014 a eu à déclarer : « Ce qui a été fait en 2010 était indispensable. » Il ajoutait qu’il était absolument nécessaire d’épurer ce secteur imprégné dans l’illégalité.

5ème bougie du secteur français des jeux en ligne : le bilan de l’AFJEL

jeux argent internetTout d’abord l’objectif d’instauration en France d’offres légales de jeux d’argent et de hasard en ligne pour une meilleure protection des consommateurs a pu être atteint. Ainsi, on a pu assister à la fin du règne de la FDJ (Française des Jeux) en ce qui concerne les paris sportifs en ligne.

Le monopole du PMU (Pari Mutuel Urbain), en ce qui concerne les paris hippiques en ligne, a également pris fin. Ajoutons enfin, comme autres points positifs de ces 5 années : la mise en place et le renforcement d’un système de protection des mineurs ainsi que la fermeture de sites illégaux avec au total 147 ordonnances de fermeture.

Malgré les efforts faits, le bilan de l’autorité française des jeux en ligne fait état d’une fragilité persistante dans le secteur. Cela est notamment dû à : la lourdeur du processus ; la difficulté de mise en place d’un fort modèle économique et la réouverture d’une trentaine de casinos en ligne par jour. Ce dernier point est appuyé par Emmanuel de Rohan Chabot, DG du groupe ZEturf. Ce bilan de l’AJFEL montre alors que la réglementation ne permet pas encore de bien enrayer l’illégalité dans le secteur français des jeux en ligne.

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