La Roumanie veut renflouer ses caisses en taxant le vice

Dans l’optique de combler un déficit public criard, le gouvernement roumain mise sur les jeux de hasard qui sont très prisés, au risque même de tuer la poule aux œufs d’or en taxant à tour de bras.

Une taxation plus rigoureuse sur les jeux de hasard

casino roumanieSuite à un accord signé entre le Fonds Monétaire International et la Roumanie, le gouvernement de cet ancien pays communiste s’est engagé à réduire son endettement à 1.83% de son PIB en cette année 2015 ; contre seulement 2.2% l’année dernière.

Dans cette logique, le gouvernement de centre-gauche a décrété qu’il régulerait plus étroitement les jeux en ligne, et augmenterait les taxes sur les machines à sous, les paris sportifs et les casinos. D’ailleurs, Christinela Nistor, la présidente de l’Office national des jeux de hasard pense que le pays récoltera 100 millions d’euros en taxes directes sur les jeux de hasard.

Même si le marché des jeux est en net recul avec des résultats estimés à 800 millions d’euros en 2014, il a quand même apporté 150 millions d’euros dans les caisses de l’Etat, soit environ 0.1% du PIB au cours de l’année dernière. Pour gagner encore plus d’argent, le gouvernement prévoit même d’assouplir la législation sur ces jeux. Des centaines de milliers de Roumains se connectaient aux sites web de poker à l’étranger malgré les risques d’emprisonnement encourus, alors que le pays tardait à accorder des licences aux prestataires.

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  • Des taxations qui font grincer les dents

    hausse taxe jeux roumanieLes opérateurs ne se réjouissent pas du tout de la hausse des taxes envisagées, car ils estiment que les taux actuels sont déjà à la limite du supportable. En Roumanie, il faut s’acquitter d’une taxe annuelle qui peut aller jusqu’à 180 000 euros, en fonction du chiffre d’affaires réalisé en tant qu’opérateur de jeux. Ceux qui possèdent des machines à sous paient entre 5700 et 20 000 euros par an. Or depuis la crise de 2008, les Roumains jouent beaucoup moins. D’ailleurs, le nombre de casinos est passé de 22 à 5 en 6 ans. Et alors qu’ils attiraient plus de 400 clients par le passé, on dépasse à peine les 50 par jour aujourd’hui.

    Il faut néanmoins rappeler que l’intérêt pour les machines à sous est croissant. Le nombre de machines à sous et de salles de jeu a explosé dans les principales villes roumaines, et attirent de plus en plus de jeunes joueurs. Dans l’euphorie, la Roumanie compte organiser son premier « festival de poker », afin d’attirer des milliers de touristes prêts à dépenser beaucoup d’argent.

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